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sculpture naturelle ! Le Ginkgo Biloba sur les quais de Seine - octobre 2005


Arbre aux quarante écus :
En 1780, De Petigny négocie cinq plants anglais pour la somme considérable de 200 livres, soit 40 écus d'or.
Le pépiniériste, ayant regretté ce marché, voulut racheter le lendemain un seul pied pour la somme reçue pour les 5 ! Les plants ont été mis en terre dans la région parisienne.
Presque tous les Ginkgos de France descendent de ces cinq plants.
Les scientifiques pensaient qu’il était éteint, mais en 1691 l'allemand Engelbert Kaempfer a découvert le Ginkgo au Japon. Les ginkgos avaient survécu en Chine où on les trouvait principalement dans les monastères de montagne et dans les jardins des palais et des temples, où les moines bouddhistes ont cultivé l'arbre depuis environ 1100 AD pour ses nombreuses qualités. De là il s’est répandu (par les graines) au Japon (aux alentours de 1192 AD en relation avec le Bouddhisme) et en Corée. Le Ginkgo biloba de Chine a survécu essentiellement sans changement.
Les feuilles fossilisées du Tertiaire sont remarquablement semblables à celles du Ginkgo biloba vivant actuellement.
C’est peut être la plante à graine vivante la plus ancienne et est donc considérée par certains comme l’une des merveilles du monde. Ainsi, comme seul membre encore vivant de l'une des grandes familles dominant autrefois le monde végétal, le Ginkgo est, parmi toutes les dizaines de milliers d’espèces de plantes existant aujourd'hui, un lien des plus précieux et des plus ténus entre le présent et le passé lointain. Les arbres peuvent vivre plus de 3.000 ans.