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Bardane près des étangs d'Ollainville - octobre 2005
NIKON D100 + TAMRON 90mm macro 1/180e sec f/3.1

 

Elle fait la joie des enfants qui se bombardent ou décorent leurs vêtements avec ses fruits, hérissés de petits crochets, qu'ils appellent « balles collantes » et « boutons de pompier » ou « de mendiant ».
Elle fait aussi celle des grandes personnes lorsqu'elles savent les services qu'elle peut leur rendre.
Considérée à juste titre comme l'un des plus beaux spécimens de notre végétation indigène, la bardane est commune sous presque tous les climats (Virgile conseillait d'en débarrasser les prairies car elle est un mauvais fourrage) et s'accommode de tous les terrains. Ce sont les feuilles et la racine qu'on utilise en thérapeutique ou... en gastronomie : en effet, dans le midi de la France, en Italie, dans les pays scandinaves et au Japon, on déguste ses jeunes feuilles en salade et on mange sa racine, bouillie puis passée au beurre comme les salsifis; ce qu'en dit Robert Landry : « une valeur discrètement cotée à la bourse des gastronomes » n'est cependant pas tellement encourageant... En revanche, sa cote à la bourse des remèdes est confortable et ce depuis que le roi Henri III fut guéri, grâce à elle, de la syphilis disent les uns, d'une maladie de peau disent les autres, par son médecin Pena. Ce qui est certain, c'est que la bardane a permis au docteur Cazin de guérir effectivement un cas de syphilis tertiaire et qu'elle est un des meilleurs remèdes contre les affections cutanées.
source: http://larodz.chez-alice.fr/plantes/bardane.html